04 juin 2005
PS : Parti Stalinien ?
Fabius et ses amis viennent d'être exclus de la direction du PS.
56% des sympathisants socialistes ont voté non le 29 mai et voila leur parti qui n'en tient pas compte en excluant de sa direction le herault de ce vote. Sur ce coup Hollande fait comme Chirac : on ne change pas une équipe qui perd. Voila encore un electorat cocufié.
Il serait peut être de bon ton de rapeller aux socialos qu'une élection ne se gagne jamais avec ses seuls adhèrents mais avec la mobilisation de ses sympathisants.
En tout les cas une certitude : le parti socialiste est en train de devenir le parti le plus con de la gauche française.
16:55 Publié dans Europe, Politis | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
01 juin 2005
Et deux moutons noirs, deux !!
Referendum hollandais. Selon les premières estimations, le "non" l'a emporté par 63% des voix, contre 37% pour le "oui". Le taux de participation s'est élevé à 62% soit plus que le seuil de 30% au-delà duquel la majorité du parlement a dit vouloir prendre en compte le résultat de ce référendum consultatif,
21:15 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : blogsromanais
30 mai 2005
Préparez vos mouchoirs !!
Comme disait mon grand père, "voila une bonne chose de faite". Le non l'emporte avec 55% des suffrages et 70% de participation. Franchement je m'attendais à un résultat plus serré, mais l'ampleur de ce non confirme ce que je ne cesse de dire sur ce blog : une crise de la démocratie participative.
Quelqu’un me demandait ce matin si cette victoire du non me réjouissait pleinement ou si mon plaisir n’était pas un peu entaché d’inquiétude sur l’avenir de la France au sein de L’Europe. Ma réponse fut claire : ce non français est une formidable bouffée d’oxygène.
Avec ce vote, c'est le retour du citoyen au sein du débat politique. Celui ci exaspéré par une classe politique sourde à ces aspirations et inquiétudes est venu lui rappeler que l'Europe ne peux se faire sans lui. Une constitution est un contrat social passé entre le politique et le citoyen. Ce contrat doit émaner de cette souveraineté populaire et être rédigé par une assemblée constituante élue par les citoyens. C'est le fondement de toute démocratie qui se veut représentative. C'est une question de transparence, de confiance. Le projet constitutionnel européen fut écrit par des hommes qui n'avaient aucune légitimité populaire et qui, en outre, étaient inconnus de l'immense majorité des citoyens européens. Dans ces conditions difficiles de ne pas avoir le sentiment que ce texte ne nous appartient pas. D’ailleurs les français ne ce sont pas trompés. Ils se sont emparés de ce texte et se sont approprié le débat électoral sans tenir compte des directives des partis de gouvernements et sans se soucier des sirènes du oui ou le chaos. Belle leçon de démocratie participative.
Ceci dit ce vote a confirmé des ruptures profondes au sein de notre société révélée en partie le 21 avril 2002. Une rupture entre le pays légal (nos représentants politiques) et le pays réel (les citoyens). Je l’ai déjà évoqué. Une rupture droite/gauche. La première a voté massivement pour le oui, la deuxième pour le non. Une rupture sociale : la France d’en haut a dit oui, celle d’en bas a dit non. La première dans une situation confortable et sans véritable souci sur son avenir, soutien le projet politique européen. La seconde vivant dans l’angoisse du lendemain se sent plus exposée que défendue par l’Europe. Rupture enfin entre les campagnes et les villes et au sein de celles ci entre le centre ville et les banlieues. Le vote de classe serait il de retour ? Ce qui est terrible, est que la classe politique française n’a pas bougé d’un iota depuis le coup de semonce du 21 avril. Après on s’étonne que des français aient pu dire non.
Enfin comment terminer sans parler des socialistes. Ceux-ci ont mené une campagne calamiteuse, insultant leur propre camp avec des arguments sortis des égouts au lieu de débattre sur le fond. Ils ont été incapables de donner du sens à leur oui face à un électorat perplexe sur le réel progrès social de ce texte. Il donc n’est pas étonnant que ceux-ci furent désavoués encore une fois par leurs électeurs. Mais le plus grave est qu’ils ne semblent encore une fois pas savoir tirer les conséquences de ce vote. Depuis hier soir les socialistes ne cessent de dire que ce n’est pas de leurs fautes mais celle du gouvernement. Hé les mecs, réveillez vous ! 56% des socialistes ne vous ont pas suivi sur ce scrutin. Vous allez voir qu’ils vont nous dire que c’est de la faute à l’euro… Décidemment ce parti a tout faux depuis quelques années. Hé collègue ne rentre pas ton mouchoir, 2007 arrive …
18:30 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
29 mai 2005
La gauche crie NON !
98% des communistes ont dit non.
61% des verts ont dit non.
56% des socialistes ont dit non.
22:20 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : blogsromanais
42 millions d'élécteurs
Oh

C'est

22:00 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blogsromanais
28 mai 2005
Une nouvelle impulsion

11:33 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
27 mai 2005
Jeopardy référendaire !!
14:48 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : blogsromanais
26 mai 2005
Les tontons flingueurs
Lang : "Moi, je ne mets pas dans l'urne le même bulletin que M. Le Pen"
Audiard : "Les cons ça osent tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît."
Pas de doute Jack Lang en est un.
15:56 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
25 mai 2005
Barroso face à une motion de censure : silence des médias français
A quelques jours d'un référendum proposant d'approuver une Constitution qui renforce et élargit les pouvoirs de la Commission de Bruxelles, le scandale qui touche son actuel Président Barroso a été quasiment passé sous silence par la presse française.
C'est le quotidien allemand "Die Welt" qui a révélé l'affaire il y a un mois. Pourquoi M. Barroso s'est-il fait inviter, avec son épouse, à passer quinze jours de croisière sur le bateau de M. Latsis, cadeau d'une valeur de 20 000euros ? Y-a-t-il des "contreparties" à cette "amitié de 25 ans" entre le Président de la Commission et l'homme d'affaire Grec ? Comme la Commission Santer et la Commission Prodi qui l'ont précédée, voilà donc l'équipe Barroso rattrapée par les affaires, et faute d'explications claires, sous le coup d'une motion de censure déposée le 11 mai dernier par 74 eurodéputés, pour contraindre son Président, José Manuel Barroso, à s'expliquer publiquement. Vient s'ajouter une deuxième polémique révélée par le journal "La libre Belgique" au sujet de la double rémunération des officiers de sécurité de M. Barroso.
Cette histoire fait grand bruit hors de nos frontières ( tapez motion censure barroso sur google news) mais curieusement aucun journaliste n'a jugé bon d'en parler ici..A quelques jours du référendum, cela aurait en effet fait mauvais genre....Belle conception de la démocratie !
22:00 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blogsromanais
22 mai 2005
D'un oui du coeur à un non de raison
Depuis lundi circule sur Internet l’ahurissant « témoignage d’un revenu du "oui" » . Dans un long texte publié sur un blog créé pour l’occasion, Thibaud de la Hosseraye, jeune diplômé d’HEC inscrit en doctorat de philosophie, raconte sa participation à la commission « Europe » du club Dialogue et initiative, la « boîte à idées » de Jean-Pierre Raffarin, Jacques Barrot, Dominique Perben et Michel Barnier. Recruté en décembre 2004 pour participer « à la réflexion de fond sur l’Europe » par l’entremise d’un ami participant aux travaux du club, le jeune homme s’est retrouvé de plain-pied dans la campagne référendaire et s’est vu confier, avec d’autres, la rédaction d’argumentaires pour le « oui ». Les faits sont confirmés par Dialogue et initiative, qui tient à préciser qu’il n’est pas « adhérent du club » et que ses responsables « ne le connaissent pas très bien ».
Favorable à l’idée de « doter l’Europe d’une constitution », le jeune homme se prête volontiers au jeu. Problème : quand le « non » commence à gagner du terrain, la stratégie change, et les réunions de la commission, auxquelles participent, « à titre personnel », des membres des cabinets ministériels et du service d’information du gouvernement, prennent un tour nouveau. « J’ai été, au milieu de la campagne, lors d’une de nos réunions hebdomadaires du lundi, troublé d’entendre le participant le plus autorisé énoncer sur le ton de l’évidence que "comme on ne peut pas contrer les arguments du "non", il faut le discréditer, le ringardiser" », relate-t-il. Le propos et le changement de cap choquent le jeune homme.
Parallèlement à cet épisode, il se plonge plus sérieusement qu’il ne l’avait fait jusqu’alors dans le projet de constitution en se confrontant aux arguments du "non" pour tenter d’y répondre. Convaincu par les arguments qu’il était censé réfuter, il a cessé de participer aux réunions du club et mis en ligne, outre son récit, un long argumentaire en faveur du « non ».
Son récit et ses 19 arguments pour le non sont à lire ici.
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