08 janvier 2006

Madeleine Forever : The Benny Hill Show

Je n’aimais pas le dimanche soir. Il fallait faire ces devoirs, prendre sa douche, se mettre en pyjama. Il faisait nuit tôt. Le dimanche soir, j’avais déjà un pied à l’école et ça me gonflait. Heureusement il y avait la parenthèse de 20h. Le Benny Hill show, sur FR3. Le logo de Thames, avec les monuments londoniens se reflétant sur la Tamise ainsi que le générique joué au saxo sont gravés à jamais dans ma mémoire.
Benny Hill me faisait bidonner de rire et j’oubliais que le lendemain je commençais la semaine par deux heures de Math ! Inhumain. Je ne comprenais pas tout. Pourquoi les gonzesses étaient toujours à poil ! Pourquoi ces mêmes filles partaient toujours avec Benny qui était moche comme un pou ? Un jour quelqu’un m’a dit : c’est parce qu’il fait marrer les filles ! J’ai retenu la leçon.
Le petit vieux qui recevait incessamment des claques sur le crane, était mon chouchou. D’ailleurs dans la cour du collège, le geste était à la mode. Lorsque l’un de nous disait une connerie, les autres s’empressaient de lui taper sur crâne, comme à la télé. Vous pouvez mesurer aujourd’hui l’ampleur des dégâts.
Les courses poursuites étaient la cerise sur le gâteau. Malheureusement, elles annonçaient aussi la fin de cette parenthèse. A peine terminé, il y avait la bande annonce de Thalassa qui passait en deuxième partie de soirée. La vue du Mérou me rappelait la tronche de ma prof de Maths …

 

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12 décembre 2005

Madeleine Forever : le bob Ricard

Ah le bob Ricard !! Toute mon enfance. Rassurez vous je ne le portais pas enfant pour me protéger des rayons solaires agressifs, mais disons que mes grandes vacances scolaires se sont souvent déroulées à l’ombre du bob Ricard.
Ce bob c’est d’abord le Tour de France. Je vous ai déjà parlé abondamment de ma passion pour le vélo et de mimile qui attend patiemment au bord des routes le passage des coureurs (cliquez ici pour vous rafraîchir la mémoire). Le bob Ricard est, avec le tricot de peau, l’un des attributs essentiels du beauf passionné de vélo. Noyé dans cette masse en haut des cols alpins, ce couvre chef est resté profondément marqué dans ma mémoire affective. Vous pouvez en constaté aujourd’hui les dégâts !!!! La mondialisation aidant, le bob estampillé Skoda s’est substitué au fameux Ricard. Heureusement qu’il y a encore des mimiles qui le boivent pour garder la tradition…

Mais le bob Ricard évoque aussi les concours de boules !!! Hé oui les amis, l’autre temps fort de mes vacances estivales était les concours de boules. Je sais, je sais, j’ai vécu des vacances tout à ordinaire. Gamins, on y allait se gaver de coca, faire les kékés devant les filles et regarder les cadors de la pétanque. Que voulez vous, il ne se passait pas grandes choses dans les villages alpins de mon enfance, mise à part d’envoyer les chiens sur les randonneurs. Du coup, dix peignes cul s’affrontant sur un boulodrome improvisé devenait un événement majeur !! Et le bob Ricard dans tout cela ? Ne cherchez pas, le mimile du Tour et bien souvent le même mimile qui pétanque. Du coup le bob alcoolisé est aussi de la fête. Avec néanmoins une variante : le port est plus sportif, plus dynamique. L’arrière de celui-ci étant retourné vers le haut pour faire un peu comme le chapeau de Robin des bois. La comparaison s’arrête là. Le collant vert moule burnes du héros anglais, donné au moins un style. Ici, nous retrouvions le tricot de peau, le jeans sale au genou (il faut forcément mettre un genou à terre pour mesurer le point !), l’indispensable chiffon sale dépassant de la poche arrière pour dépoussiérer la boule, et bien évidemment la brioche dépassant du froc. Le porteur du bob Ricard boit aussi de la Kro ! Mes yeux d’enfants regardaient ces aliens avec une certaine admiration. Surtout lorsqu’ils faisaient avec leurs boules métalliques un « bibe qui tuait son homme », « un carreau sur place », ou encore une observation méticuleuse du terrain pour deviner où était la « portée fatale ». Hé oui, tout comme le vélo, la pétanque a son langage populo qui prenait toute son ampleur au moment de l’apéro. Et ça m’est resté. Si bien qu’il m’arrive aujourd’hui lorsque l’on me propose un Ricard à l’apéro de porter machinalement la main sur ma tête comme pour réajuster un bob imaginaire …

 

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22 novembre 2005

Madeleine Forever : La cassette

J'en ai des centaines, mais je ne les écoute plus. Je ne supporte plus d'appuyer 12 fois sur "FWD" et "REW" pour écouter le morceau ... C'est beau une cassette non !

10 octobre 2005

Madeleine Forever : Le mouchoir en tissu

Sortez vos mouchoirs de vos poches. L’immense majorité d’entre vous, vont me sortir un petit paquet en plastique souple et y extraire un bout de papier en cellulose d’une blancheur désespérante. Non, non les amis, je fais allusion au vrai mouchoir, celui en tissu, celui que l’on remet dans la poche après usage même si celui-ci est chargé à mort. Je vois certain faire déjà un geste de la main signifiant que je parle « d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître » ! Effectivement, cela paraît être une éternité et pourtant ce n’est pas si loin. J’ai passé les années 80 avec dans la poche des mouchoirs en tissu à carreaux de couleur marron, ayant au minimum une surface de 2 m². C’est simple, je faisais la semaine avec un seul mouchoir et croyez moi il y avait encore vachement de place libre lorsqu’il partait à la machine à laver. Hé oui, la machine à laver et non la poubelle !!! Remarquez j’ai encore ce vieux réflexe de garder le mouchoir dans la poche. Mais c’est au grand désespoir de ma femme qui découvre ses fringues sortis de la machine parsemés de minuscules boulettes de papier mâché.
Force est de reconnaître qu’il est bien dommage que nous ayons abandonné l’usage de ses mouchoirs d’antan. Je sais ça fait vieux jeu pour ne pas dire Ducon Lajoie et qu’il faut sacrément en vouloir pour sortir ces mouchoirs nappes devant des convives médusés. Et pourtant j’y verrais presque un acte politique, le signe d’un engagement écologiste militant. Sceptique ? Imaginez le tonnage de mouchoirs en papier qui partent à la poubelle tous les jours et qu’il faut traiter ensuite ? Je ne vous parle même pas de ceux que certains balancent par la fenêtre de leur voiture …
Alors Lionel, t’as les poches de ton pantalon déformée par ces voiles tire-jus ? Ben non. J’ai un peu honte, d’autant plus que je viens de faire mon intéressant sur le sujet. Mais que voulez vous je suis comme vous. Je cède à la facilité consumériste. Celle qui vous donne l’illusion d’un confort, alors que bien souvent elle vous complique la vie. Qui n’a pas sous la menace express de la goutte au nez, arraché avec force un mouchoir en papier de sa boite en carton, soufflez dedans comme un forcené, histoire de régler le problème au plus vie, et se retrouver avec une main crépie car le mouchoir en question n’a pas supporté votre puissance éolienne ? Avec un mouchoir en tissu t’as l’air d’un con, mais les autres savent au moins pourquoi !

 

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19 septembre 2005

Madeleine Forever : L'alcool de menthe Ricqlès

Fils et petit fils de montagnard, la petite fiole d’alcool dans le sac à dos est un incontournable. Le grand père avait son génépi maison « allume barbecue » à portée de bâton en cas de pépin. Enfin pépin, c’est vite dit. Le sucre imbibé de cette liqueur végétale était ,paraît il, un excellent remontant lorsque l’hypo glycémie guettait et surtout la sublime récompense après un bel effort à travers les sentiers à flanc de montagne. Moi aussi gamin, j’avais droit à mon « canard », qui me fusillait en principe dans la seconde qui suivait. J’y prenais goût d’ailleurs. Mais je n’osais pas en redemander …
Du coup, les lendemains de ballades j’allais chez l’épicier du village acheter une petite bouteille d’alcool de menthe Ricqlès. Un concentré de concentré d’alcool ; 80° pour faire bref. Une bombe atomique. Les copains et moi allions crânement boire ce produit à l’abri des regards. Une goutte sur un sucre suffisait pour nous fusiller. Nous parlions souvent du « grand pas ». Rien d’extraordinaire en fait. Il fallait juste faire sauter la capsule du goûte à goûte de la fiole et de boire une bonne goulée. Mais personne n’osait relever le défi, vu les effets dévastateurs d’une goutte sur un sucre. Forcément un jour, un grand dadet releva le défi. Ce fut moi. Le plus vieux de la meute se devait de montrer la voie. J’avalai deux grosses gorgées devant mes camarades qui se planquaient déjà derrière tout ce qui se présentait à eux. L’intérêt du 80° est que les effets sont immédiats. Il n’ y a pas de montée euphorique et de descente infernale. C’est un surplace destructeur, surtout lorsque l’on a 13 ans. Je me souvient que sur le carton d’emballage, il était marqué que l’alcool de Ricqlès était un formidable coup de fouet en cas de coup de fatigue, de petit malaise, d’épuisement. Je confirme. J’ai bien eu un coup de fouet et tout ce qui est décrit ensuite …
Depuis j’ai gardé une rancune envers Ricqlès. Même l’inoffensif soda du même nom me laisse perplexe. Sur l’emballage il est marqué « Ricqlès, le glou glou qui fait gla gla ». Une boisson avec un slogan aussi con cache forcément quelque chose. Y a  quelqu’un pour relever le défi ?

 

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09 septembre 2005

Madeleine Forever : la mobylette bleue Motobécane

Faire le kéké sur sa mob !! Un passage presque obligé pour basculer de l'enfance à l'adolescence. Du moins pour les mecs. Ciao, 103 SP, Chappy tout est bon pour profiter de cette liberté nouvelle et surtout pour pavoiser devant les douces du collège. Tout? C'est vite dit. Moi je roulais sur la mobylette bleue de chez Motobécane. Je la piquais en fait à mon grand père. Je me suis vite aperçu que de faire le beau devant les gonzesse sur un vélo de course, m'enlevait de sérieuses options de conclure. Il me fallait une brel, et celle qui était à portée de main, était ce cyclomoteur d'un autre age. Bleue gitane, lourde, un klaxonne ridicule ( grrrriiiii grrriiiiii), des pédales et un rétroviseur incompatibles avec le mot discrétion, elle avait néanmoins un énorme atout : le confort. Des suspension dignes d'une DS et surtout une selle pas d'origine, confortable en cuir noir et d'une longueur interminable. L'idéal pour chaler , à l'aise, une copine voire deux. Le soucis était de faire accepter celle(s) ci de monter sur ce monstre à moteur. J'y est vite renoncé ...
Aujourd'hui lorsque je parle avec les copains de leur mob d'antan, ils me disent tous qu'il y a belle lurette qu'elle est partie à la casse. La mienne est toujours dans le remise du grand père, et c'est avec fierté que je me dresse sur les pédales pour leur montrer qu'elle démarre encore au quart de tour. Tout le monde est admiratif. Je tiens ma revanche. Seulement il y en a toujours un pour me dire : c'est de la belle mécanique, mais alors qu'est ce que tu a l'air con la dessus !

 

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30 août 2005

Chapi Chapo et Cie !!!

J'adore coucoucircus.org !!! Ce site est une encyclopédie musicale des génériques de dessins animés et séries de notre enfance. Je passe Chapi chapo en boucle !! On dirait du Jean Michel Jarre .... sisisisi je vous assure ..... mais si !!!!

Je ne suis pas nostalgique et je ne regrette rien, mais avant c'était magique aujourd'hui c'est moins bien !! et pis c'est tout !!!

29 août 2005

Madeleine Forever : la chaise Mullca 510

La chaise Mullca 510. Derrière ce nom barbare se cache en fait l’une de mes plus fidèles compagnes scolaires, puisque celle-ci a accueilli mon postérieur alphabétisé de la maternelle jusqu’à la fac. C’est vous dire si l’on est intime.

J’étais un professionnel du balancement sur chaise. Le nombre d’heures de cours passé sur les deux pieds arrières de cette chaise sont incalculables. Cela m’a d’ailleurs valu bien des déboires. Soit je me faisais incendier par mon prof, soit je basculais en arrière dans une chute aussi bien fatale pour la chaise que pour ma réputation. Elle fut aussi la complice de mes âneries pré et post pubère. Elle se laissait couvrir de chewing gum mâché, ou se laissait retirer au derrière moment, histoire d’imposer un cul phénoménal à mon voisin de devant. Elle était aussi un rempart exceptionnel lors de nos innombrables batailles de boulettes de papier mâché. Complice enfin de mes bavardages clandestins avec la copine de derrière. Son dossier était alors le plus doux des accoudoirs…

J’aimerai bien savoir si les gamins qui vont retourner en classe cette semaine vont poser leurs fesses studieuses sur Mullca ?

 

28 juillet 2005

Madeleine Forever : L'Opinel

Gamin, dans ma bande, il y avait ceux qui en avaient un et ceux qui n’en avaient pas. L’Opinel était le signe extérieur d’une élite de pacotille au sein de la bande. Attention, pas n’importe quel Opinel ! Le n°7 avec la sécurité. Vous savez cette bague pivotante qui évite la lame de se replier brusquement sur vos doigts. Cela faisait petit homme. Avec ce couteau nous ressemblions aux sages du village qui, sur le coup de 10h, le sortaient pour manger le pain avec la tomme et l’oignon, arrosé d’un rouge décapant. Bon Ok vous avez l’impression d’être au JT de TF1 présenté par ce facho de Pernaud.
Alors nous aussi, nous le sortions. Rien de violent dans tout cela. Nous prenions d’assaut des noisetiers pour y tailler des arcs et des flèches pour nos jeux de garçon. Il était aussi présent lors de nos « Goustarou », où nous faisions crânement griller des saucisses et cuire sous la cendre des pommes de terre en robe de chambre.
Aujourd’hui j’ai encore un Opinel. Plus le n°7, mais l’effilé bubinga. Hé oui, on s’embourgeoise méchamment. Il reste la plupart du temps dans le tiroir de la cuisine. Mais dès que je retourne dans mon petit village alpin, je le glisse dans ma poche. Ainsi sur les coups de 10h je le sors pour manger la tomme avec les vieux du coin… ça fait encore vachement TF1 tout cela !!!

 

 

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19 juillet 2005

Madeleine Forever : Le Carambar

Ce caramel de 7,5 cm de long m'évoque bien des souvenirs. En vrac : les concours de longueur par étirement du carambar sur les marches de la mairie du village alpin où j'ai grandi. Vachement disputé !!! Les bout de carambar collés sur les molaires. Impossible à décoller sans y mettre le doigt .....La grande classe !! Ou encore les blagues à 20 centimes imprimées au dos du papier d'emballage, souvent point de départ de longues heures de blagues entre copains. Enfin de longues minutes à ne pas savoir choisir entre les fraises tagada et le carambar tutti frutti, et ce au grand désespoir de l'épicière du village.
Et vous?

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