14 septembre 2005
Nous sommes dopés au dopage sportif
Y en a marre du dopage !!!! Un slogan presque démago pour condamner la tricherie sportive. Mais de quelle tricherie parlons nous ? Celle des sportifs ? D’accord. Et la notre ? Qu’en est il de notre hypocrisie vis-à-vis de ce fléau ? Et de notre angélisme à la con ?
Nous avons eu la méchante habitude de dresser en héros, si ce n’est en icône quasi religieuse, l’athlète. Celui ci incarne un idéal humaniste : la volonté , le dépassement de soi, la générosité, l’esprit solidaire, le respect de l’adversaire, le corps saint, l’esprit saint, amen ! Et nous y croyons dur comme fer !!! Au point d’avoir les poils du bras dressés, si ce n’est la larme à l’œil, devant le sacro saint exploit sportif ou la sacrificielle défaite ! Bon OK, nous ne tombons pas toujours dans le panneau. Faut dire que le chauvinisme vient parasiter cette foi sans faille. Un gars de chez nous qui domine sa discipline est un champion exemplaire. Un gars de chez eux, c’est toujours un peu louche, suspect. La fameuse suspicion qui est en fait la manifestation de notre hypocrisie. La France est euphorique et béate d’admiration devant un Richard Virenque qui avouera plus tard avoir été une pharmacie ambulante. Tout le monde tombe alors des nues et crie au scandale car ce pauvre homme n’est que la victime d’un système. Un américain domine outrageusement le Tour de France et aussitôt nous basculons dans la suspicion, le doute, l’opprobre. L’Equipe révèle qu’il est dopé. Personne n’est surpris, tout le monde était certain que cet homme était un tricheur. Une victime d’un coté, un salaud de l’autre, et pourtant la même piqûre d’EPO dans le bras.
Nous savons tous que le dopage est omniprésent dans le sport de haut niveau. Mais nous faisons comme si nous ne le savions pas. Car ce qui nous intéresse, c’est le spectaculaire, c’est l’émotion, c’est la défaillance, c’est l’exploit, c’est le télévisuel…. le reste n’est pas notre problème du moment où tous ses ingrédients sont réunis. Mais si par malheur on nous dévoile les trucs pharmaceutiques de cette magie sportive, nous crions au scandale. Et quel scandale en effet ! Car nous sommes autant dopés que ces sportifs. Nous sommes des dopés à leur dopage. Nous sommes l’un des maillons de cette chaîne infernale. Nous sommes l’une des mains qui tend la piqûre au sportif en ayant bien évidemment préalablement tourné la tête.
L’affaire Armstrong en est le plus bel exemple. Voila que le journal organisateur du Tour de France, l’Equipe, qui pendant l’été dope ses ventes sur les exploits surhumains du coureur américain, nous donne une leçon de morale sportive en condamnant les tricheries de cet homme. Voila que le lecteur qui pendant l’été accrédite ses exploits surhumains en achetant ce journal, s’étouffe lorsqu’on lui apprend que ce beau spectacle n’était pas le simple effet d’une boisson énergétique bien fraîche. Je fais bien évidemment parti de ce bataillon de couillon.
Nous sommes dopés à leur dopage. Nous somme dopés tout court : pilule pour maigrir, pilule pour dormir, pilule pour ne pas oublier, pilule pour bronzer, pilule pour se « vitaminer », pilule même pour bander …. Hypocrisie d’une société tricheuse qui ne pardonne pas la tricherie de ces héros sportifs.
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18 juillet 2005
I support Gerard

J'aime le Tour comme cela.
Vous ne connaissez pas Gérard ? Regardez ça, vous allez tout de suite cerner le personnage.

08:15 Publié dans Vélo | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Cyclisme
14 juillet 2005
Mimile est de retour
Ca y est. J'ai eu ma dose de mimile pour l'année 2005. Bien que cette année il y ai eu moins de monde sur les bords des routes par rapport aux années précédentes. J'ai constaté à travers les discussions un réel sentiment de lassitude. Marre de voir toujours le même gagner et ras le bol surtout de voir les adversaires d'Armstrong ne rien faire pour le mettre en difficulté. Du coup franchement moins de mimile sur la route du Tour. Pour preuve, après le passage des coureurs il faut en principe 3 à 4 heures pour redescendre le col en voiture. Cette année aucun bouchon pour redescendre de Courchevel et à peine une heure pour arriver au pied du Galibier. Du coup l’ambiance n’était pas vraiment au rendez vous cette année. En outre il a fait très froid. Pantalon, pull et doudoune étaient indispensables pour pouvoir résister à l’attente des coureurs. Signalons que le Galibier est à 2600 m et l’altiport de Courchevel à 2050m !!! Me revoilou donc en plaine. Je garde quand même ma casquette Justin Bridou jusqu’à la fin du Tour….
17:01 Publié dans Vélo | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Cyclisme
11 juillet 2005
A mon Tour
Enfin! Cet
aprés midi je pars à Courchevel pour voir le Tour. Le lendemain je file au
sommet du Galibier puis à Briançon . Habitant tout près des Alpes, je m'offre
chaque année l'intégrale des étapes alpines. Oh c'est un périple de passionné
voire même de tarré. Je pars seul avec ma caisse qui se transforme pour
l'occasion en camping car, au sens propre du terme !!!! Et moi je me transforme
en mimile pour trois jours ....
Du coup vous n'aurez pas de bréves sur le Tour pendant 2 jours. Je sais c'est dure, mais ne cachez pas votre joie .....
Allez Richaaaaaaaaaaaaard !!! Quoi il court plus .... j'm'en fou ! je t'ai
dit que je suis un mimile jusqu'à jeudi.
12:20 Publié dans Vélo | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Cyclisme
09 juillet 2005
La télé dans le guidon
Dans Libération aujourd'hui, une excellente analyse pleine d'humour sur la couverture télévisuelle du Tour par France Télévision.
Au premier plan, énormes, indolents, des tournesols oscillent sous le vent. Soudain, à l'arrière plan, à gauche, c'est un essaim d'acier, une nuée d'hirondelles mécaniques qui jaillissent, défilent à l'écran et disparaissent aussitôt. Bienvenue sur l'étape reine de France 2, le Tour de France , son Jean-Paul Ollivier dispensant chaque mois de juillet sa leçon d'histoire-géo, son Gérard Holtz trompetant «Vive le vélo», son Jean-René Godard sur sa moto et ses images qui se figent quelques secondes. Plongée dans la télé du guidon.
La suite ici
15:30 Publié dans Vélo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Cyclisme
06 avril 2005
Un pavé fait le printemps
Le cinéma, la musique ont leurs classiques. Le vélo aussi. Ah classique !! Voila un mot qui réveille ma passion cycliste endormie par les longs mois enchocolatés d'hiver, tout comme la nature qui s'éveille aux premiers rayons solaires D'ailleurs nous parlons des classiques du printemps. C'est vous dire qu'il y a de quoi titiller ma passion.
Une classique est par définition, une course d'un jour. Mais pas seulement, sinon la course de tataouïne les bains pour le dimanche de Pâques en serait une. Une classique c'est d'abord une course historique : Milan San Remo a 98 ans, Liege Bastogne Liége 113 ans ou encore 109 ans avec Paris Roubaix. Vous en connaissez beaucoup des évenements sportifs qui peuvent arguer de telles racines dans le temps? Mais ce n'est pas tout. Une Classique c'est surtout des secteurs pavés, des monts, des capi. C'est la Flandre, les Ardennes, le Nord. C'est de la boue, sinon de la poussière. C'est de la souffrance, surtout de la souffrance. Enfin ce sont des coureurs hors normes. Des gars qui appartiennent à l'élite très fermée des coureurs de classiques. Les "Flahutes". Eddy Mercx, Rick Van Looy, Roger De Vlaeminck, Jan Raas, Herman Van Springel, Sean Kelly, Francesco Moser, Johan Museeuw et peut être bientôt Tom Boonen sont tous des monuments du cyclisme. Au même titre que le Poggio, La tranchée d'Aremberg, le carrefour de l'arbre, le mur de Grammont, le Koppenberg, la côte de la Redoute....sont des lieux cyclistes cultes. Aussi lorsque nous regardons Paris Roubaix à la télé, nous ne voyons pas simplement que des mecs qui pédalent. Nous plongeons de nouveau dans ce bain historico- culturo-sportif.
Et puis surtout il y a du rêve. Lorsque je rentre de ma ballade dominicale, je passe par une toute petite route très mal goudronnée avec des nids de poule à la pelle. Force est de vous avouer qu'elle est ma tranchée d'Aremberg, mon carrefour de l'arbre. Je ne peux m'empêcher de la prendre à fond, hyper concentré afin de garder le haut du pavé et de ne pas glisser sur le bas côté. Lorsque j'aborde cette portion de route je suis De Vlaemink, ou mieux Hinault avec le maillot Arc en ciel. Lorsque j'en sort je suis Lionel, cycliste du dimanche, cramé comme ce n'est pas permis. J'y ai même crevé une fois. Je l'avais cherché. Le souci est qu'il n'y avait pas de moto assistance Mavic derrière moi. Ni devant d'ailleurs. J'avais beau lever les bras avec ma roue crevée à la main. Rien. Et la tout s'écroule. Plus de carrefour de l'arbre, plus de maillot arc en ciel, plus de rêve. Par contre un gros blaireau planté au milieu d'un chemin vicinal et qui s'aperçoit qu'il n'a rien pour réparer et qu'il a oublié son portable. Croyez moi, ça aussi c'est un classique !
10:30 Publié dans Vélo | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Cyclisme
12 février 2005
La caravane passe, mimile aboie.
Sans aucun doute le Tour est populaire. Il suffit de se remèmorer les millions de spectateurs sur les bords des routes du Tour pour s'en convaincre. D'ailleur De Gaulle disait "lorsque le Tour de France passe, la France est au pas de sa porte." Le fait que cet événement sportif se déroule en juillet explique certainement ce succés populaire. Mais pas seulement. Le Tour est gratuit et accessible. Imaginez que vous puissiez suivre le GP de Monaco sans payer et qu'il vous soit possible de vous aprocher de Shumacher et de sa formule 1 sans qu'un bulldog à lunettes noires vienne vous virer. Impossible ? Effectivement pour la F1 ou le football professionnel. Pas dans le vélo. Je me souviens d'avoir assisté lors d'un contre la montre sur le tour 95, à l'échauffement de Miguel Indurain et d'avoir observé avec passion son fameux vélo "l'espada".
Enfin le Tour est un véritable spectacle. ll y a la course mais il y aussi la caravane publicitaire. Une véritable institution. la caravanne c'est 200 véhicules roulant en formation qui effectuent une parade dont le défilé dure près de trois quarts d'heure et qui se lance sur les routes deux heures avant le départ des coureurs.
Remarquez avec la caravane le spectacle est aussi bien au bord que sur la route. Effectivement, c'est un moment où en principe, les spectateurs plongent dans une crise aiguë de cro-magnonisme. Pourtant cela part bien. Les mamans font de raisonnables recommandations à leur portée : " Ne vous aventurez pas sur la route pour aller récupérer ce que les hotesses de la caravanne vont balancer, vous risqueriez de vous faire écraser. Laisse faire papa !" Et c'est là que tout se gâte. Dés l'arrivée de la parade, ces hommes et femmes raisonnables se métamorphosent en créatures préhistoriques. une désévolution d'humanité s'opère en quelques secondes devant vos yeux. Le moindre vol de porte clefs ou de crayons souvenirs donne lieu à des empoignades dignes de la guerre du feu. Les spectateurs ne parlent plus; ils grognent, se bousculent, se cognent pour ramasser la moindre babiole. Et les gamins à côté sont tétanisés de voir leurs parents faire exactement ce qu'ils leur avaient interdit quelques minutes plus tôt.
Le plus dingue c'est que le néanderthalien conserve tout : la casquette "Justin Bridou", la plaquette colorée " engagez vous" de la Gendarmerie nationale, le drapeau en papier "Supermarché Champion", l'autocollant "Baguépi", le bob Ricard .... Ah non, pas le bob, il l' vait déjà sur la tête. Il garde tout bien que cela n'ait aucune utilité. Mais pourquoi alors ? "Ben c'est gratuit Môsieur. Faut pas s'en priver". Forcémment ! Le bon sens populaire.
Lorsque ce peplum publicitaire se termine tout rentre dans l'ordre. Enfin presque, puisque beaucoup de ces spectateurs gardent des séquelles. On les remarque bien à la télé : ils ont une casquette "Justin Bridou" sur la tête, une plaquette colorée " engagez vous" de la Gendarmerie Nationale collée sur la joue droite, le drapeau en papier "Supermarché Champion" à la main , et l'autocollant "Baguépi" collé sur le torse. Et les autres. Ils ont un bob Ricard...
Quand je pense que France Télévision met une fortune à produire des docus fictions sur l'odysée de l'espèce alors qu'il suffirait d'avancer le direct de l'étape du tour d'une bonne heure ....
Une chronique disponible aussi sur Velochronique.
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27 janvier 2005
La première semaine est toujours nerveuse
Le Tour est une affaire sérieuse. Je prépare ma petite famille plusieurs jours à l'avance. "Je vous previens, à partir de 14h30 et tant que la ligne d'arrivée n'a pas été franchie, tout le monde est dehors dans la piscine!". Bien entendu la première semaine étant LA première semaine du tour, je suis pointilleux sur mon confort. Je me love sur mon canapé et je m'entoure de bouteilles d'eau. Voir pédaler les autres m'épuise surtout quand il fait plus de 30° dehors. La déshydratation peut toujours arrivée...
Il faut quand même admettre une chose. Les traditionnelles étapes de plat de la première semaine du Tour sont parfois, pour ne pas dire souvent, soporifiques. 15h est une heure fatale. Pourtant on ne cesse de répeter que la première semaine de course est nerveuse et qu'elle donne lieu à de nombreuses chutes. En bref c'est la semaine du plat. Et bien malgré tout cela, je pique inévitablement du nez. Je resiste. Je me concentre sur ma petite lucarne mais ces mollets qui tournicotent m'assoment. "Ben dit donc chéri, t'es gonflé. Tu fous tout le monde dehors et tu roupilles!!". Un ange passe. Je bois un bon coup. Apparemment les échappés ont toujours 5 min. d'avance et les équipes de sprinteurs n'ont pas encore embrayées. Ouf, j'ai rien loupé. Tient, il a bien raison Thévenet de signaler que cette chaleur est infern....zzzzzzzzzzz.
Tout d'un coup, un cri me sort de ma lethargie : "chute! chute dans le peloton!". Ben ils tombent à point eux, je commençais à m'emdormir. L'ange repasse. Je rebois un coup. La poursuite est enclenchée, le peloton est en file indienne, l'échappée est condamnée. Ca y est, ça s'active! "Papa, tu peux me donner une glaçe". "Ecoute chérie, j'ai dit que je ne voulais pas être dérangé. Comment veux tu que je dor..heu...que je regarde le vélo!" Un diable passe.
A force de boire, j'ai ma vessie qui hurle. Il reste 3 bornes. J'enrage. J'ai mal gérer mon effort. Quel dilemne! Le sprint sous la flamme rouge ou le sprint vers le couloir des toilettes. "C'est bientôt fini Lionel ?" Il a raison l'autre de la télé, ça va frotter. J'en peux plus. Comme Petacchi, je suis en apné. C'est serré, il faudra les départager avec la photo finish. Pour moi y a plus photo. Je suis seul à courir dans le couloir.
De retour je vois McEwen érupter de joie. Il a l'étape et le maillot jaune. "Alors c'était bien Lionel ?". "Mouais, classique. L'échappée s'est laissée endormir, et le peloton a sprinté comme s'il avait une envie folle d'aller aux toilettes !"
Billet disponible aussi sur Velochronique
18:00 Publié dans Vélo | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Cyclisme
16 janvier 2005
Velochronique
Si tout comme moi vous êtes passionnés de vélo et en plus vous aimez lire des chroniques sur ce sport (Ah Antoine Blondin ....), Le site velochronique est pour vous. Outre d'y trouver toute l'actu du cyclisme, ce site vous propose une bibliographie sur le vélo, des liens (souvent originaux) et surtout des chroniques bien sympas à lire.
Bon ok, je ne suis pas tout à fait objectif. Mon billet "Le vent dans le dos", vient d'y être édité.
21:56 Publié dans Vélo | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Cyclisme
09 janvier 2005
Le vent dans le dos.
La première chose que je regarde lorsque je me lève le dimanche matin, est le sens du vent. Non pas que je suis un adepte du phénomène éolien, mais parceque je suis un cycliste du dimanche et le vélo c'est une histoire de vent. Tout dépend de lui : le sens de l'itinéraire de la ballade, la gestion de l'effort et les stratégies d'équipes dans les conditions de course. Je vous rassure, je me contente de la ballade et de gérer tant bien que mal mon effort. Les seules courses que je fais sont celles du centre Leclerc le samedi matin .... et encore. Vous aurez donc compris que la direction du vent détermine en grande partie ma motivation voire mon humeur du dimanche matin.
deux possibilités s'offrent à moi. Y a pas de vent. Je cesse immédiatement de me gratter la fesse droite, je bombe le torse et avec le regard de l'inspecteur Harry je déclare à ma femme : "Aujourd'hui chérie, je fais péter les manivelles !". le souci est qu'aux premiers tours de pédales je m'aperçois que je n'aurai pas dû, hier soir, me resservir une grosse assiette de choucroute .....
Y a du vent. Je continue de me gratter la fesse droite et pendant longtemps. Aussitôt je me remémore le conseil donné par Raymond Poulidor lors de l'inauguration du But de Tataouïne les bains : "Il faut partir vent de face pour revenir vent de dos". Ah Raymond tu nous manques déjà .... Ok poupou, d'où vient le vent ? Mince, il vient du côté le plus difficile de ma ballade; il va falloir que je me tape ce morceau quasi à froid. Je me gratte toujours la fesse droite.... "ça va chéri, tu m'a l'air perdu ?", "t'inquiéte je savoure d'avance la belle ballade que je vais faire !!". Et là je m'interroge. Il doit picoler un peu le Poulidor, à force d'inaugurer le moindre poulailler. Son conseil il a dû le donner sous l'effet de la prune du pére Trucmuche. Au diable le vent de face je parts vent de dos. Avec le regard de l'inspecteur Clousaud je déclare à ma femme : "Aujourd'hui chérie, je fais péter les patins !". Mais même le vent de dos, je m'aperçois très vite que j'ai fait hier soir une erreur tactique en mangeant deux Big Mac...
Il y a quand même des dimanche matin ou j'affronte le vent de face. Ca me donne l'impression d'être un cycliste trés pro et mentalement imbattable. Mais putain c'est dur et je n'ai rien mangé de lourd la veille. Mais bon je sais que tout à l'heure j'aurai le vent de dos et le retour se fera en roue libre. Enfer et damnation le vent tourne et je l'ai de face jusqu'au bout. J'en étais sûr, un vrai poivrot Poulidor.
09:50 Publié dans Vélo | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Cyclisme








